Vivre la plaine de l’Abbaye
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Les quatre saisons de la plaine de l’Abbaye n° 12 / automne 2008

vendredi 20 novembre 2009, par S.R.

Deux dates à noter dans votre calepin :

Notre Assemblée générale se tiendra

jeudi le 4 décembre 2008 à 20h30
dans la salle Saint Pons à Villeneuve lez Avignon

(la salle Saint Pons se trouve derrière la mairie, en face de la cave Saint Marc)

Nous vous le rappellerons par lettre en temps voulu.

Le deuxième rendez-vous dont nous avons fixé la date est un événement organisé par Magali Amir, botaniste et auteur des livres « Les cueillettes de confiance » (Alpes de Lumière, 1998), « La cuisine des collines » (Edisud, mars 2007) et « Vieux remèdes de Bretagne », « Vieux remèdes de Provence », « Vieux remèdes d’Auvergne » :

 Glaner et cuisiner les plantes sauvages 
samedi le 9 mai 2009

La nature nous offre à chaque saison de multiples visages et de multiples ressources.
Nous serons au printemps.
L’après-midi sera composé d’un moment de cueillette, puis nous préparerons ensemble des plats avec les plantes sauvages que nous aurons ramassées. Le repas sera partagé dans un moment de joyeuse convivialité et sera ouvert à des personnes extérieures proches des participants. Une succession de plaisirs : reconnaître les plantes, les cueillir, être dans la nature, prendre le temps, cuisiner, partager, déguster, expérimenter… des moments à la fois intimes, centrés et ouverts.
Vous aurez des précisions dans notre prochain bulletin.

S.R.

La journée des associations

Notre présence lors de la journée des associations a été assurée par par trois adhérents et membres du bureau.
Nous avons noué et renoué des contacts avec des associations proches de nous, soigné le contact avec des personnes intéressées à notre travail et nous avons eu l’occasion de discuter de la suite de l’étude sur la plaine avec Mme Pascale Bories, 1ère adjointe du maire.

Suite à notre réunion apéritive en juin, nous avons envoyé la lettre suivante au Député-Maire Jean-Marc Roubaud :

"Villeneuve lez Avignon le 17 septembre 2008
Objet : Étude de la plaine de l’Abbaye – Position de l’association

Monsieur le Député-Maire,

suite à la réunion de ses membres, l’association Vivre la plaine de l’Abbaye a souhaité vous faire part de sa position quant à l’étude qui vient d’être menée et aux décisions qui seront prises par la mairie.

Nous exprimons notre satisfaction pour la concertation qui s’est engagée au cours de l’étude et lors des réunions d’exposés de ses résultats.
L’étude elle même a été bien appréciée dans l’ensemble.

Cependant, nous souhaitons vous faire part de points importants qui méritent encore d’être pris en considération :

1. Le patrimoine naturel n’est pris en compte ni dans le diagnostic ni dans les scénarii de gestion. Pourtant, le Rhône (qui doit faire partie du réseau Natura 2000), les espèces protégées (castors, cistudes, milans noirs etc. …), l’emplacement de la plaine entre colline et fleuve auraient plus que justifié cette étude.

2. Si le parti de relancer l’agriculture sous diverses formes nous semble très positif, le choix a priori de grandes cultures pour une majeure partie de la plaine ne nous paraît pas la meilleur solution, que ce soit pour le paysage, l’environnement (la vocation de la plaine serait plutôt la production de fruits et légumes dans des parcelles de dimension raisonnable entourées de haies), ou même pour la faisabilité. (Le projet présenté fait apparaître des constructions à vocation agricole et d’habitation sur des terrains appartenant à des propriétaires privés, en partie sur des terres aujourd’hui exploitées ou en projet d’exploitation de leur part : l’étude en l’état génère une forte inquiétude sur un éventuel projet d’expropriation.)

3. Nous aurions également souhaité que le cabinet d’études travaille davantage sur l’intégration paysagère des équipements comme il a commencé de le faire pour les stationnements.

En conclusion, l’association soutient le projet de relancer l’agriculture et de mieux aménager la plaine dans la mesure où chaque modification produira un vrai gain de qualité environnemental, social et culturel. Nous souhaitons vivement que la mairie s’engage véritablement en nommant une personne chargée de l’animation notamment foncière, du projet et nous restons prêts à soutenir toute action qui nous paraîtra positive.

Veuillez agréer, Monsieur le Député-Maire, l’expression de mes cordiales salutations,

signé : pour le président, le vice-président David Tresmontant

P.S. :
Nous apprenons en dernière minute, par LA PROVENCE, le projet de classement de la plaine au patrimoine mondial de l’UNESCO. Qu’en est-il ? Par ailleurs nous souhaiterions, pour former notre avis, que la mairie nous informe sur les avantages et contraintes que ce classement comporte."

Des barrières pour les castors

Nos amis les castors sont toujours là, bien à l’œuvre dans le contre-canal. Régulièrement, ils abattent un arbre dont l’écorce constituera leur nourriture, le temps … que des propriétaires de cheminées trouvent dans ces arbres déjà à terre une source facile d’approvisionnement de leurs foyers. Vendredi 20 septembre, une voiture, au bord du contre canal. Trois hommes tirent un arbre hors du contre canal, et chargent le coffre du véhicule de belles bûches. Dans un scénario optimiste, ces bûches brûleront pour la veillée de Noël dans leurs foyers, dans une vision plus sombre, elles pourriront au fond du jardin. Pendant ce temps, les castors, privés du fruit de leur labeur, abattront un arbre voisin, et d’arbre en arbre, le contre-canal finira par ne plus être en capacité de leur fournir l’environnement nécessaire à leur survie.

L’association a créé un concept de panneaux explicatifs à ce sujet, et développé un partenariat avec la CNR et la mairie de Villeneuve pour que ces panneaux soient fabriqués et posés à plusieurs emplacements le long du contre canal, afin d’informer et de former les passants à la nécessité de laisser sur place les arbres abattus par les castors. Ces panneaux sont en place depuis plusieurs mois.
Force est de constater que tant que les barrières proposées par l’association et votées au budget du conseil municipal 2008 ne seront pas en place, l’accès possible des véhicules au bord de l’eau, bien qu’interdit, permettra qu’en toute bonne foi ou pas, nos concitoyens agissent à l’encontre des enjeux qui nous rassemblent.

V.G.

Une association, un bureau, une secrétaire

Le mot secrétaire est emprunté vers 1180 à deux dérivés de secretum, dont secretarium, qui en bas latin désignait un lieu retiré, isolé, comme celui où vit Sigrun dans la plaine de l’Abbaye. Au XIème siècle, secretarius est celui qui participe à des conseils secrets, tels les réunions de bureau de l’association, auxquelles Sigrun ne manque jamais d’assister. Le sens de confident, ami, s’il apparaît dès 1265, ne sera féminisé qu’au XVIème siècle, et désigne aussi alors une personne discrète, sachant garder les secrets. Ces acceptions sont aujourd’hui sorties d’usage. Pourtant, en y ajoutant l’efficacité, la patience et l’égale humeur, nous aurions un portrait très juste de la secrétaire de l’association Vivre la Plaine de l’Abbaye.

Voyons comment ce terme de secrétaire a ensuite évolué au fil du temps :

Depuis le XIVème siècle, le nom de secrétaire désigne une personne attachée à une personne de haut rang, (chacun aura reconnu notre illustre président Jacques) et depuis le XVIIème, désigne une personne qui rédige des pièces (ainsi nos compte-rendus de réunions et d’assemblées), règle les affaires administratives (comme notre participation à la journée du patrimoine), s’occupe de l’organisation d’une assemblée (par exemple nos assemblées générales, toujours préparées avec soin par Sigrun). Toutes les fonctions dérivées de celle de secrétaire du roi concernent toujours la transmission de messages du souverain à souverain. Sigrun transmet beaucoup de messages, notamment à l’attention de Monsieur le Maire, et de la part de notre assemblée souveraine, c’est-à-dire de vous tous adhérents de notre association.

Enfin, le secrétaire désigne aussi un oiseau de l’ordre des rapaces, dit aussi messager, auquel le nom de secrétaire vient de la longue huppe raide qu’il porte à l’occiput, ce qui lui donne une grossière ressemblance avec les employés de bureau, qui avaient l’habitude, quand on se servait de plumes d’oie, de placer leur plume à leur oreille. Sigrun pourtant n’a rien du rapace, mais tout du messager. Aucune ressemblance avec l’employé de bureau, mais plutôt avec l’artiste qui créa des jardins et des bijoux à partir des fleurs, et qui déploie ses ailes aussi loin et avec autant de forces que possible pour que notre association soit présente sur tous les champs où se jouent les enjeux du devenir du site de la plaine de l’Abbaye.

La parution régulière de ce bulletin d’information et de liaison entre les membres est une toute petite partie, visible, celle-là, du travail régulier et important que Sigrun, secrétaire de l’association Vivre la Plaine de l’Abbaye, accomplit au service de ce site qui nous rassemble. Pour ce travail bénévole, important et essentiel, le plus souvent accompli dans l’ombre, au service des membres de notre association, Sigrun : Merci

V.G.

sources :
Dictionnaire historique de la langue française, 1992 sous la Direction de Alain Rey, Paris, Le Robert http://www.dicocitations.com/defini...

J’ai reproduit ce texte de Valérie, la tête rouge comme une belle tomate d’été …
Mais pas de fausse modestie … en effet, la participation de chacun/de chacune de nous est importante pour que l’association reste vivante et efficace dans la défense de ce petit territoire précieux. Sous forme d’une photo, d’un texte, d’une suggestion, d’une présence, d’une critique constructive … petite ou grande, chaque participation est bien venue.

S.R.

Nos projets en cours

- Des barrières le long du contre-canal

- Des noms pour tous les chemins dans la plaine

- L’exposition de photos dans les écoles

- Glaner et cuisiner des plantes sauvages dans la plaine

- L’histoire de la plaine
Nous cherchons toujours de personnes intéressées par ce travail en groupe, passionnant et de longue haleine.

Cansoun per Moussu lou Counse
après l’estudi que se n’en fugué tant parla

l’adresse au Roi fut bien transmise :
la messagère a les joues rouges
la patience reste de mise ?
il faudrait pourtant que ça bouge ! (bis )

entendez-vous dans nos campagnes
gémir cistudes et castors ,
maraîchers , et qui sais-je encor ?
l’impatience doucement nous gagne...

veillons-y , citoyens ,
tenons nos positions ,
plus de chansons !
que ces projets
s’incarnent en actions.

(traditionnel , traduction N. P. )

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