Vivre la plaine de l’Abbaye
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Les quatre saisons de la plaine de l’Abbaye n° 9 / hiver 2008

jeudi 22 janvier 2009, par S.R.

Bien en retard cette année à cause d’une panne sérieuse d’ordinateur, nous vous souhaitons

Une excellente année 2008

En même temps, nous vous transmettons les vœux de Pierre Gruffaz qui expriment tout à fait nos souhaits :

Après une année qui a vu la reconnaissance de la plaine de l’Abbaye comme élément fondamental de l’environnement de Villeneuve, je souhaite que 2008 marque l’arrivée de projets conformes aux vœux de l’association.

Une bonne année au bureau et pour tous ceux qui s’investissent dans ce but.

Amitiés à tous. Pierre Gruffaz

Compte-rendu de l’assemblée générale du mardi 11 décembre 2007

Présents : 15 personnes

Absents excusés : 3 adhérents

1 - Bilan de l’année écoulée :

Réunion avec le cabinet chargé de l’étude d’aménagement de la plaine (avril 2007), puis réunion en mairie pour la présentation de cette étude (14 septembre)

Déjeuner sur l’herbe le 6 mai

Expo photos du travail réalisé par les collégiens du Mourion et des collégiens allemands : août/septembre dans le hall de la mairie

Réunion pour nommer les chemins de la plaine 7 juin

Création du site internet : www.plainedelabbaye.asso.fr

Création des maquettes de panneaux « vie des castors »

Participation à la Journée des associations 16 septembre

Création d’une plaquette de présentation de l’association

Réunion avec le cabinet chargé de l’étude hydraulique avec la mairie de Villeneuve, la mairie des Angles et le syndicat qui gère le pluvial

2 - Propositions pour l’avenir :

Finalisation d’actions entreprises :

Panneaux des castors avec inauguration officielle

Pose des barrières le long du contre-canal

Les noms des chemins

Expo photos à faire tourner (écoles, collèges)

Jardins familiaux/jardins d’insertion

Nouveaux projets :

Travail en concertation pour la mise en œuvre des actions de l’étude conformes avec nos objectifs

Projet de promenade à thème : plantes comestibles ; en partenariat avec l’association « Amis des jardins méditerranéens »

Projet de livre « histoire de la plaine » avec l’association d’archéologie.

3 - Comptes de l’association par la trésorière :

approuvés

4- Election du bureau :

à l’unanimité. Il est composé de :

Jacques Baumet, Président

Valérie Guillemot-Nicolas, vice-Présidente

David Tresmontant, vice-Président

Martine Sotelo-Baumet, Trésorière

Sigrun Reineking, Secrétaire

NB : pour ceux qui ne sont pas à jour de leur cotisation de cette année, merci de le faire avant le 30 mars 2008. Plus que jamais l’association a besoin de votre soutien. La somme est inchangée de 15 € par an et par personne. Le chèque au nom de l’association est à adresser à la trésorière Martine Sotelo au siège social : Vivre la plaine de l’Abbaye, Mas de Bourbon, Plaine de l’Abbaye, 30400 Villeneuve lez Avignon.

D.T.

Abeilles en péril

Vous le savez peut-être, il y a quelques ruches posées dans la plaine de l’Abbaye. Elles appartiennent à Gérard Vallet qui vient les contrôler en début d’année. Dans les heures les plus chaudes des journées de janvier, les premières abeilles sortent déjà. Je sais par expérience que je vais les voir dès que les muscaris en pots sur le bord de la fenêtre s’ouvrent avant toutes les autres fleurs.

Robert Tetaz qui a ses ruches un peu plus loin, sur le plateau de Carles, nous informe que les abeilles parcourent jusqu’à 4 km sans relâche pour trouver le nectar dont elles fabriquent le miel.

Nous apprécions ce miel que les abeilles nous donnent. Nous devons prendre conscience aussi de leur importance pour la pérennité de beaucoup de plants, de légumes, de fruits et de fleurs et des menaces qui pèsent sur leur survie.

Selon un article dans le n° 167 nov./déc. 2007 du magazine « les 4 saisons du jardin bio » on se pose la question : Les abeilles disparaissent-elles ? Les signes d’érosion sont alarmants.

Les apiculteurs ont été les premiers à tirer la sonnette, en observant l’hécatombe de leurs ruches. A qui la faute ? Aux Etats-Unis (30 à 50 % de pertes l’hiver dernier), on soupçonne un virus. En France (10 à 30 % de pertes), des insecticides, le Gaucho et le Régent, sont depuis plusieurs années sur la sellette, tandis que le varroa, un acarien vivant aux dépens des abeilles, fait de gros ravages. Les chercheurs s’orientent unanimement vers des causes multifactorielles : le varroa, en affaiblissant les abeilles, les rend sensibles aux maladies. La raréfaction de la flore sauvage (agriculture intensive, arasement des bords de routes, accroissement des surfaces bétonnées) y participe aussi largement. L’abeille domestique, pourvoyeuse du précieux miel, n’est qu’une des quelque mille espèces d’abeilles présentes en France, plus de 20 000 dans le monde. Mais toutes participent, à des degrés divers, à la pollinisation des plantes à fleurs. Au-delà de cette abeille chère à l’homme, c’est tout un pan de la faune sauvage, indispensable à la reproduction de près de 80 % des plantes (dont une part non négligeable de plantes alimentaires) qui est menacée. Alors, plus que jamais, fleurissez vos jardins, jardinez sans pesticides et, pourquoi pas, accueillez quelque ruches …

S.R.

Les nouvelles de nos projets en cours 

Noms des chemins

La municipalité est d’accord. Avant de présenter le projet devant le Conseil général, elle va demander aux propriétaires et habitants le long de l’actuel chemin de Labadier leur consentement concernant le changement suggéré.

Barrières le long du contre-canal et Jardins familiaux

En cours.

Panneaux pour les castors

Les trois panneaux prévus ont été posés ; preuve à l’appui, une photo de celui du coté sud du contre-canal :

photo : S.R.

Nouveaux projets pour 2008

Exposition des photos « La propreté dans la plaine »

à faire tourner dans les écoles et les collèges

Nous demandons de l’aide à ceux et celles qui ont des enfants à l’école ou au collège pour trouver naturellement un contact avec les personnes concernées.

Cueillette/cuisine des plantes sauvages dans la plaine

Nous nous renseignons auprès d’une personne capable de nous proposer cette activité. De plus amples informations dans le prochaine bulletin.

Qui voudrait participer à l’un ou l’autre projet ?

Livre « Histoire de la plaine »

ensemble avec l’association d’archéologie

Un article d’actualité

A quelques jours du premier tour des élections municipales et cantonales, il m’a paru intéressant de réfléchir au positionnement politique de notre association : Pourquoi une association comme la nôtre dont la visée est indiscutablement politique, au sens où il s’agit d’agir sur l’organisation de la cité, doit rester apolitique ?

Une implication en tant que sympathisant, adhérent, membre actif ou membre du bureau d’une association comme la nôtre indique un engagement, une prise de position. L’adhésion indique la revendication pour soi-même des objets sur lesquelles travaille l’association. Cette adhésion, librement choisie, relie le sujet, par un lien sociétaire, par opposition à un lien communautaire (hérité, transmis, donné).

Comme l’indique Claude Dubar : Le lien sociétaire, comme lien social, est fragile, souvent temporaire mais toujours « signifiant ». Il n’implique pas, contrairement au lien communautaire, le partage de « croyances collectives » ni de « racines communes » (liens de sang, de sol ou de culture) mais la participation à des actions avec d’autres qui sont des « partenaires. (La crise des identités, l’interprétation d’une mutation, PUF, 2000) p. 195.

Les objets de travail de l’association Vivre la Plaine de l’Abbaye sont ceux qui figurent dans les statuts, communiqués non seulement aux adhérents, mais à tous, en particulier au travers du site internet. Une association comme la nôtre permet à chacun de ses adhérents de participer temporairement, en partenariat avec d’autres, à des actions. Et cette participation induit que celui qui s’engage ainsi, se positionne pour soi-même et pour autrui. C’est effectivement son identité qui est en jeu, à la fois identité pour soi et pour autrui.

Ainsi, Claude Dubar ajoute : L’enjeu de ce lien volontaire n’est pas seulement l’efficacité, la réussite des objectifs de l’action, c’est aussi la reconnaissance de chacun des partenaires comme acteur personnel autant que social. 

Il nous importe, individuellement et collectivement, que nos objectifs soient atteints, au moins qu’une avancée se produise. C’est le cas, l’exemple le plus récent - même si d’autres enjeux plus fondamentaux pour la Plaine ne cesseront de nous mobiliser - en est l’installation fin février 2008 des panneaux relatifs aux castors du contre-canal.

Mais il nous importe tout autant que notre association soit reconnue comme acteur incontournable de la cité pour ce qui est en lien avec les objets de travail de l’association. Là aussi, nous avons fait un grand chemin depuis notre création fin 1999. Nous sommes aujourd’hui reconnus comme partenaires incontournables dans les échanges préalables aux prises de décision concernant la plaine par les décideurs. A ce titre, nous participons pleinement à la vie de la cité, et sommes donc une association politique. Pour que cela perdure, que nous gardions notre pouvoir de réflexion et d’action, que chaque adhérent de l’association soit « reconnu comme acteur personnel autant que social » et que l’association le soit également, il est indispensable que nous demeurions apolitique.

V.G.N.

photo : S.R.

L’ordinateur dans le contre-canal, image d’actualité bien triste.

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