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Les quatre saisons de la Plaine de l’Abbaye n° 22 / printemps 2011

vendredi 12 juin 2015, par S.R.

Cueillette des salades sauvages dans la plaine de l’Abbaye

Un après-midi avec Magali Amir le samedi 19 mars

Extrait de l’article de Jacqueline Armand dans LA PROVENCE du 23/03/2011 :

Ils ont cueilli les plantes sauvages de la plaine

Pissenlit, trèfle, cresson et laitue sauvages ... ces plantes si communes qui nous accompagnent le long des chemins et des talus. Que l’on n’a pas l’habitude de regarder. Qui ont même, pour certaines, un statut de mauvaises herbes tout juste bonnes à être sarclées ou aspergées d’herbicides. Une richesse à découvrir pourtant et à exploiter à deux pas de chez nous.

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Aussi, l’association Vivre la plaine de l’Abbaye, vigilante quant au devenir de la plaine et de la flore organise avec l’arrivée du printemps plusieurs animations ... Pour commencer, rien de mieux que de se laisser guider par Magali Amir, botaniste, ethnobotaniste et auteure, dans le repérage et la cueillette des plantes sauvages de la plaine.

Aujourd’hui, nous n’avons pas un regard de botaniste qui va chercher la rareté mais, au contraire, celui des plantes courantes, intéressantes d’une autre manière. On s’attache à faire la différence entre celles qui sont comestibles ou non", précise Magali Amir.

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Reconnaître les plantes de ce milieu dit humide de la plaine, ouvert et partiellement cultivé, les cueillir, prendre le temps d’observer, de sentir, de toucher (douceur généreuse de la mauve), car le plaisir de la découverte vient amplifier déjà le plaisir que l’on a à visiter la nature en créant avec les végétaux un lien direct et profond.

"En mars, les salades sauvages sont encore tendres. Oseille, pimprenelle, mourre de porc, cresson, cardamine hirsute etc. C’est le moment de composer une délicieuse salade maison. Certaines plantes se font cuire, telles les patiences (nom provençal des lapas). Pour d’autres, on déguste les boutons floraux, tel le passerage. On regarde et déguste aussi les jeunes floraisons du prunier sauvage. L’intérêt, c’est aussi de faire le pont entre la tradition souvent oubliée, laissée par nos parents et que l’on a envie aujourd’hui de retrouver".

Une balade qui les mènera jusqu’au contre-canal pour trouver la pimprenelle et la roquette, deux excellentes plantes sauvages.

Il restera sans aucun doute, au-delà de cette belle journée, un autre regard porté sur ces plantes que l’on n’abordera plus de la même manière. Mais attention, il faut savoir qu’elles peuvent être aussi de "belles empoisonneuses" ; 90 % des plantes sauvages sont toxiques. Aussi, il est fortement recommandé de s’initier ou de se faire accompagner d’un connaisseur pour sa cueillette.

J.A. (photos S.R.)

Nous étions presque un vingtaine de personnes pour participer à cette joyeuse sortie avec Magali Amir.

Animations "Printemps des Castors", dans le cadre de la Manifestation transfrontalière de découverte du Castor européen, organisé par la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM)

en salle : le Castor, le samedi 26 mars 2011

Une causerie avec Alain Camard et un film de Pol Bois

Voyons voir les Castors ... le dimanche 27 mars 2011

Sur les traces du Castor dans son milieu de vie, une balade le long du contre-canal avec Alain Camard

Samedi soir, nous étions une bonne vingtaine de personnes pour écouter Alain Camard parler des Castors qui vivent sur la berge du contre-canal.

Actuellement, il y a un, peut-être deux couples dont nous voyions des traces documentés par des photos. Nous pouvions examiner les bois rongés par les Castors, des traces de dents visiblement acérées, et prendre en main des tas de copeaux trouvés en-dessous des petits arbres coupés.

Comme toujours, Alain Camard est arrivé à nous transmettre son plaisir et sa passion pour la faune, ce soir le Castor, de la plaine de l’Abbaye.

Un film passionnant de Pol Bois d’une durée d’une heure nous a montré ensuite la vie des Castors dans les Ardennes. Le film est issu d’une observation patiente sur plusieurs années par un amateur, amoureux des Castors. Il est fascinant de voir les Castors construire leur barrages, se nourrir et de regarder les jeunes s’amuser dans l’eau.

Pour mieux comprendre l’importance de la réinstallation des Castors en France et dans les pays voisins, nous publions à la suite le texte de la plaquette distribuée lors des animations, éditée par la SFEPM.

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Dimanche matin, nous pouvions suivre les traces laissées récemment par les Castors sur les bords du contre-canal. Nous étions que cinq personnes courageuses pour suivre Alain Camard. La cause : une pluie torrentielle annoncée sur toutes les ondes (qui n’est tombée finalement que l’après-midi lors de l’inauguration des œuvres d’Art dans la nature installées par Air Libre) et le changement d’horaire du printemps.

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photos S.R.

Suit le texte de la plaquette éditée par la SFEPM :

Le Castor européen

"Le retour du Bièvre", ainsi pourrait s’appeler la manifestation transfrontalière qui s’engage en Europe de l’Ouest afin de sensibiliser le public au Castor européen (Castor fiber de son nom scientifique) ainsi qu’à la préservation des zones humides.

Le monde naturaliste a plutôt choisi le "Printemps des Castors" en référence à la renaissance de la nature durant cette saison, tout comme renaissent les zones humides sous l’action de ce rongeur si sympathique qui a marqué de son nom originel "Bièvre" (castor en vieux français) la toponymie des lieux (Beuvry, Bevraine, Bièvre ...) ou plus encore les patronymes de nombreux français et européens (De Bièvre, Bever, Le Bever, Van Bever, De Beauvoir ...).

La première édition du "Printemps des Castors" est l’occasion pour tous de découvrir le plus gros rongeur européen, sa biologie, son écologie, sa vie en famille, ainsi que son rôle essentiel dans la gestion des zones humides.

Gestionnaire historique des zones humides

Infatigable travailleur du bord des rivières, le Castor est strictement végétarien (consommateur d’écorce d’arbres, de plantes des berges et de plantes aquatiques). Il se déplace de préférence la nuit et gère le territoire aquatique où il s’installe avec une grande rigueur. En structurant la végétation des berges dont il se nourrit principalement, il entretient les rives des rivières, ruisseaux, étangs et lacs où il vit.

Capable de travaux herculéens si cela s’avère nécessaire pour son territoire, il est souvent très discret et difficile à apercevoir. Chaque matin il nous est pourtant possible de découvrir son travail nocturne et sa contribution à la préservation de la biodiversité des zones humides. Après son arrivée sur un territoire, la faune et la flore menacée se réinstallent spontanément dans les zones humides qu’il restaure.

Sauvé de l’extinction

Il existe deux espèces de castor dans le monde : le Castor américain (Castor canadensis) et le Castor européen (Castor fiber). Le "Printemps des Castors" est une manifestation de sensibilisation au Castor Européen qui, protégé dans quelques pays au début du XXème siècle (1909 en France), a été sauvé de l’extinction.

A travers l’Europe, il regagne ainsi depuis 100 ans ses territoires historiques que constituent les zones humides (marais, rivières, étangs ...).

En France, comme dans la plupart des autres pays européens, ce retour a été aidé par les collectivités territoriales grâce à la restauration ponctuelle de cours d’eau, et aux réintroductions officielles (régions, départements, syndicats intercommunaux ...). Ce retour a été permis grâce à l’action et au soutien des services de l’État (Garderies départementales et "Réseau Castor" de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage : ONCFS).

Actions concertées de préservation de l’espèce

Ces actions ont souvent été élaborées après plusieurs années d’études à la demande d’associations de protection de la nature qui ont démontré dans des dossiers de qualité, l’intérêt de retrouver dans nos cours d’eau ce paisible rongeur à la fois discret et infatigable travailleur.

Les populations de cette espèce font l’objet d’un suivi attentif en France, comme dans l’ensemble des pays européens concernés, la recolonisation naturelle se faisant par la dispersion chaque année des jeunes individus recherchant de nouveaux territoires.

(SFEPM)

A ce texte nous pouvons rajouter :

En 1909, le Castor d’Europe fut protégé dans les Bouches du Rhône, le Gard et le Vaucluse. Ces petites populations ont servi de base à des nombreuses réintroductions dans des pays plus au nord.

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photo : S.R.

Inauguration de "Chemin faisant 2 ..." organisé par l’association Air Libre le dimanche 27 mars 2011 ... sous la pluie !

Cinq œuvres d’Art dans la nature sont à voir jusqu’à la fin juillet 2011 le long du contre-canal. Elles mettent en valeur l’environnement de la plaine et sont très appréciées par les promeneurs.

Les oiseaux de la plaine de l’Abbaye

une sortie avec Bruno Grenier le dimanche 10 avril 2011

C’était un jour de mistral et donc de beau soleil, à 9h du matin. Nous étions une quinzaine de personnes rassemblées autour de Bruno Grenier, plus qu’initialement prévu. Bruno Grenier a habité pendant deux ans dans la plaine et il l’a parcourue pendant ce temps pour relever la population des oiseaux soit prédateurs, passereaux, sédentaires ou migrateurs.

"Je fais partie de LPO depuis 20 ans. Les ornithologues sont souvent des gens silencieux, ils utilisent surtout leurs oreilles et leur vue pour repérer les oiseaux.

D’abord, faisons le silence et écoutons ce que nous pouvons entendre. Après nous chercherons si nous pouvons voir l’oiseau entendu."

Et promptement, en arrêtant de parler, nous entendions un joli chant en haut d’un arbre. "C’est une Fauvette à tête noire, l’oiseau emblématique de la plaine." Son puissant chant beau et flûté nous a accompagnés tout le long de notre parcours à travers la plaine.

Dans le lointain, le chant d’un Merle, et un Pigeon ramier n’est pas loin. Près d’une ferme, nous voyions quelques Corneilles noires, des Choucas des tours et dans le ciel un prédateur. C’est un Faucon crécerelle ; peut-être le même que nous avions vu l’année dernière ?

Plus tard nous voyions le beau vol planant d’un Milan noir, un prédateur.

Lors de notre balade avec des arrêts ponctuels, nous allons entendre et voir surtout des passereaux. Ce sont des petits oiseaux à quatre doigts, dont un tourné vers l’arrière, des espèces comme le Moineau, l’Hirondelle ou les mésanges. Au régime alimentaire varié, ils se sédentarisent ou se déplacent ça et là, suivant la fluctuation de leur nourriture.

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photo : S.R.

Au début, nous avons vu le Verdier qui nous faisait une démonstration de chant en vol papillonnant. Nous le connaissons bien d’aspect tant il visite nos mangeoires en hiver. C’est un granivore costaud très courant dans les conifères de la plaine. Il est de la famille des fringilles qui comprend aussi le Pinson, le Chardonneret, le Serin cini et autres oiseaux.

Tel nous avons entendu la Mésange charbonnière ; ce passereau actif avec un riche vocabulaire, une suite de sons brefs répétés sur un rythme alerte. Le Rouge-gorge familier : comme la Mésange charbonnière, nous le connaissons bien d’apparence. C’est un solitaire au caractère belliqueux. Son chant admirable et inventif est émis même en hiver pour éviter bien des duels. Les motifs, riches et variés, alternent les extrêmes aigus.

Vers le contre-canal la Bouscarle de Cetti dont nous avons entendu le cri strident et son chant. C’est une fauvette typique des zones humides. Elle est sédentaire (non migratrice).

Nous avons cru entendre un Pic épeichette, petit pic typique des forêts humides. Mais Bruno Grenier pense que nous avons plutôt entendu, puis vu le Torcol fourmilier, en migration en cette période. Il est aussi de la famille des pics mais c’est un oiseau plus primitif et moins spécialisé. Il se nourrit de fourmis et habite les vergers dans les zones océaniques. Il ne fait donc que passer chez nous et se fait remarquer par son chant plaintif, un curieux son nasillard, appuyé et traînant.

Par contre, nous ne pouvions pas nous tromper sur le toc-toc-toc rapproché, c’était dans ce cas un Pic épeiche.

Sur le chemin de retour, en longeant des arbustes, la Fauvette mélanocéphale se faisait entendre pendant un court instant, puis le Bruant zizi, ce qui a bien amusé les enfants.

Sur le dernier carrefour, c’est le Pouillot de Bonelli que nous avons entendu, un oiseau également migrateur qui vit dans les forêts claires du centre de la France et que l’on ne voit ici qu’au passage se faisant remarquer par son chant discret. Il fait partie de la famille des pouillots, ensemble de petits oiseaux insectivores très inféodés aux arbres, toujours plus ou moins verts-jaunes-gris. Ses cousins s’appellent Pouillot véloce (le plus commun, en allemand, Zilpzalp, onomatopée très fidèle de son chant), le Pouillot fitis. Ces oiseaux sont tous migrateurs sauf le véloce que l’on voit ici en hiver mais qui semble remonter vers le nord dès le printemps.

Deux espèces d’oiseaux nous ont manqués : mais les Martinets noirs ne sont pas encore là et les Rossignols philomène doivent arriver un de ces jours ...

Nous sommes rentrés comblés et ravis d’avoir passé trois heures pratiquement en silence pour écouter et entendre ...

Bruno Grenier et Sigrun Reineking

Les Jardins Partagés de la Plaine de l’Abbaye

Lors de la première assemblée générale, le bureau à été élu. Il est constitué de

Pierre Gruffaz, le président

Monique Vieille, la trésorière

Rose Brulat, la secrétaire

assistée par Nicolas Rechu

Le Conseil d’Administration est composé de 7 personnes :

des quatre membres du bureau

d’un représentant de la municipalité, Monique Bout-Nougier

de deux représentants de Vivre la plaine de l’Abbaye, David Tresmontant et Sigrun Reineking.

Pour pouvoir satisfaire toutes les demandes des Villeneuvois, nous avons pu partager quelques grandes parcelles en deux. Tel que, l’association peut actuellement accueillir 25 adhérents.

Petit historique de l’installation des Jardins Partagés

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2010-06 première visite du terrain
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2010-09 le terrain après la pluie
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2011-02 délimitation des parcelles
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2011-04 les pompes à main sont installées
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2011-05 préparation de la terre
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2011-05 on commence les plantations
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2011-05 ... de leau, la chaleur, ça pousse - Bon jardinage !
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2011-05 les tomates peuvent grimper
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2011-05 l’inauguration officielle

photos : S.R.

Afin de mieux nous connaître les uns les autres et pour fêter l’arrivée de l’été, nous prévoyons une journée sur le terrain des Jardins Partagés et dans la plaine de l’Abbaye ; voyez l’invitation jointe.

Sigrun Reineking

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