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Les Quatres saisons de la Plaine de l’Abbaye - N° 30bis - printemps 2013

samedi 24 mars 2018, par Sigrun Reineking

Visite de la Plaine de l’Abbaye le 15 avril 2013

Ce lundi, David Tresmontant a conduit un groupe de collégiens français (du collège Mourion) et allemands à travers la Plaine de l’Abbaye, lors d’une tournée de 2 heures sous un ciel bleu éclatant.

Le rendez-vous a été pris au parking de la tour Philippe le Bel.

Le groupe a longé le contre canal pour parler de l’histoire du Rhône à Villeneuve, vu quelques restes du land-art qui s’y trouvent (l’abeille tombé de Myriam du Manoir) et observé la végétation du bord des eaux. Puis le groupe a obliqué sur la Traverse de Grand Champs vers les Jardins Partagés en parlant de l’agriculture locale et des nouveaux usages. Enfin les collégiens ont pris le chemin de l’Avion qui retourne à l’entrée de la plaine par le chemin de la Savoye.

La question des caractéristiques paysagères du site a été abordée également lors de la visite.

Sortie ornithologique du 21 avril 2013 dans la Plaine de l’Abbaye

Nous avons eu la chance cette année de ne pas avoir de vent mais au contraire du très beau temps. Les observations ont donc été plus fructueuses que l’année dernière.

Le 21 avril est une date assez avancée pour voir déjà beaucoup d’oiseaux migrateurs revenant de leurs sites d’hivernage pour nicher dans nos contrées.

Qu’avons-nous donc vu ?

Rien d’exceptionnel mais les oiseaux communs que l’on rencontre dans la Plaine de l’Abbaye qui recouvre deux milieux :

- Un milieu agricole semi-ouvert avec beaucoup de prairies et de haies pour l’essentiel du territoire,

- Un milieu forestier et humide pour les bords du contre canal de la CNR.

Concrètement :

Des hérons cendrés, typiques des zones humides, seulement de passage dans la plaine dans laquelle ils trouvent de quoi se nourrir,

un couple de canards colverts, le canard le plus commun, nicheur sur le contre canal,

un milan noir en vol, rapace élancé qui se caractérise par sa queue légèrement échancrée, nicheur sur la Barthelasse et visiteur d’été.

Nous avons entendu le cri sauvage de la buse variable sans la voir,

vu deux faucons crécerelles, le rapace le plus commun, de petite taille souvent à l’affût des rongeurs en faisant le « Saint-Esprit » au-dessus des champs,

un goéland leucophée en vol ; il s’agit du goéland typique de la méditerranée,

une dizaine de pigeons bisets domestiques en groupe se nourrissant dans un champ,

des pigeons ramiers souvent entendu grâce à leur roucoulement grave ; c’est le pigeon de nos forêts avec ses tâches blanches caractéristiques sur le cou,

des tourterelles turques toujours inféodées aux habitations.

Nous avons observé l’élégant pic épeiche multicolore : blanc, noir et rouge, au sommet d’un cyprès.

Nous avons entendu à plusieurs reprises le rire du pic vert sans le voir.

Ne pas confondre les martinets, sortes de fusées noires spécialistes du vol et les hirondelles rustiques et de fenêtre, nous avons vu ces trois espèces dans le ciel.

Le rossignol nous a accompagnés de son chant magnifique et éclatant sans jamais se découvrir. Il ressemble à un grand rouge-gorge sans le rouge.

Nous avons vu et entendu à de nombreuses reprises le rouge-gorge avec son chant fluide et mélancolique, migrateur partiel, nombreux sans doute parmi ceux que nous avons entendu, ils devaient encore migrer vers l’Europe du nord,

Nous avons aperçu un oiseau migrateur assez rare : le tarier des prés, de passage sur sa route vers le nord,

des merles noirs bien entendu avec leur chant mélodieux près du timbre humain,

des bouscarles de Cetti, oiseaux typiques des zones humides, uniquement entendu grâce à leur chant brusque et éclatant,

des nombreuses fauvettes à tête noire avec leur chant très fluide et dynamique, grand consommateurs de baies de lierre.

Nous avons entendu la fauvette mélanocéphale, cela veut dire à tête noire et pourtant ce n’est pas la même. Cette dernière est très sédentaire et caractéristique du climat méditerranéen,

quelques troglodytes entendus, l’un des plus petits oiseaux d’Europe, une boule de plume de 9 grammes se faufilant dans les buissons et dont le chant est une vraie explosion de notes aiguës.

Des grimpereaux des jardins à peine entendu, tellement ils sont discrets,

beaucoup de mésanges charbonnières avec leur chant simples « titu, titu »,

quelques mésanges bleues,

des pies, quelques geais, un étourneau,

des corneilles noires, des choucas et des freux,

enfin la catégorie des fringilles, oiseaux au vol ondulant, voire papillonnant quand ils chantent : pinsons des arbres, chardonnerets, verdiers et serins,

et l’inévitable moineau domestique avec la présence des habitations.

Bruno Grenier

Dans la Grande encyclopédie des oiseaux de Gründ j’ai trouvé ce texte sur le rossignol :

Bien que le Rossignol philoméle chante aussi dans la journée, son concert est incontestablement plus émouvant la nuit. Il faut cependant signaler que les mâles ne chantent pas tous de la même manière ; certains sont de véritables maîtres tandis que d’autres sont des chanteurs tout à fait médiocres. Le chant n’est pas inné et les jeunes mâles doivent l’apprendre en écoutant leurs ainées, de sorte que sa qualité dépend des performances de leurs maîtres.

Sigrun Reineking

Des nouvelles du travail des groupes et des projets

LES CHEMINS, LEUR REVÊTEMENT

Nous réfléchissons à notre future réunion avec les services de la mairie au sujet des chemins de la plaine.

Le groupe a fait un gros travail de relevé de l’état de tous les chemins.

Si je tente une synthèse des souhaits formulés lors de la réunion en restant bien dans les objectifs de notre association, cela donnerait :

- des chemins d’aspect ruraux, qui tranchent sur le caractère urbain
- des chemins confortables pour le plus grand nombre et sécurisés qui n’incitent pas à la vitesse
- des chemins dont l’entretien ne provoque aucune pollution ni atteinte aux milieux naturels

J’ajouterai : des chemins dont les réparations et l’entretien soit économes, car en plus de toutes ces qualités, il nous faut trouver les solutions les plus réalistes.

Nous avions donc pensé proposer à la mairie d’expérimenter, dans le cas d’un chemin à remettre en état en urgence (par exemple le chemin de Bourbon) une nouvelle technique alternative au goudron.

David Tresmontant

CULTURE FOURRAGERE

Nous cherchons actuellement un agriculteur pour produire du fourrage sur des terres de deux propriétaires dans la plaine.

LE LIVRE DE L’HISTOIRE DE LA PLAINE

Les courriers accompagnés de notre premier livre sont partis à l’attention du président de l’Université, de madame Aubanel, présidente de la société "Art et Histoire" et de monsieur et madame Fabrie. Croisons les doigts et espérons que le projet pourra démarrer d’ici la fin de l’année.

Victor Maillet

UNE JOURNEE DES MARCHES

Le groupe travaille sur cette journée qui pourrait avoir lieu fin septembre/début octobre.

Victor Maillet

FABRICATION D’INSTRUMENTS DE MUSIQUE – hymne et concert

David Tresmontant s’est renseigné auprès de l’association de fabrication d’instruments de musique en roseaux. Le prix pour une animation est de 300 € par participant – trop cher pour nous.

Nous maintenons l’idée de la création d’une hymne de la Plaine de l’Abbaye, crée par Eric Breton, chantée par Valérie et Sylvie (s’il-vous-plait !) et de sa présentation lors d’un concert soutenu par l’école de musique de Villeneuve.

Sigrun Reineking

LA NUIT DES CHAUVES-SOURIS ÉTÉ 2013

Pour la réaliser, nous devons prendre contact avec le Parc Naturel Régional de Camargue.

David Tresmontant

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