Vivre la plaine de l’Abbaye
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Déclaration d’intention

Contrat territorial d’exploitation

jeudi 13 septembre 2007

Le document est daté de novembre 2000

1 - La plaine de l’Abbaye, un petit territoire, des enjeux importants

Située sur la commune de Villeneuve lès Avignon, département du Gard, Région Languedoc Roussillon, la plaine de l’Abbaye est délimitée à l’Est par le Rhône, à l’Ouest par le centre ancien, au nord par un barrage sur le Rhône et au Sud par la tour Philippe le Bel.

Sa superficie est d’environ 200 ha.

Elle se trouve ainsi au coeur d’une agglomération de 200 000 habitants (grand Avignon) dénuée d’espaces verts aménagés, à l’exception de quelques squares de proximités.

La recherche d’espace libre et de calme pousse une population de plus en plus nombreuse à la fréquenter en toutes saisons.

La plaine constitue également un des éléments importants du paysage perçu depuis le Palais des Papes et depuis le Fort St André.

Ces deux rôles - poumon vert et paysage perçu - sont à l’origine du classement du site le 9 juillet 1976. L’urbanisation a pu ainsi être évitée, mais cette protection réglementaire n’envisage pas de mesures dynamiques de gestion, ni d’actions de sauvegarde des milieux naturels. D’autres enjeux doivent être également soulignés :

- la station de pompage d’eau potable pour les communes de Villeneuve et riveraines se trouve au centre de la plaine ;

- une grande partie du réseau d’eau pluviale de l’agglomération se déverse dans les anciens canaux réalisés dans les années 40 par le syndicat local (Bourbon-Bas Fonds) pour un usage beaucoup plus réduit ;

- le Mistral, accéléré par un goulet d’étranglement, au Nord, atteint fréquemment des pointes de plus de 100 km/heure. Il est de moins en moins bien arrêté par des haies qui dépérissent, ou sont arrachées pour certaines ;

- les bords du Rhône constituent un habitat remarquable et qui avait, comme tel été déclaré éligible au réseau Natura 2000.

2 - Gestion actuelle et projets pour l’avenir

La gestion actuelle est assurée par les propriétaires, agriculteurs ou non, la Compagnie Nationale du Rhône pour la partie la plus proche du fleuve, et la commune de Villeneuve.

La municipalité a aménagé un secteur en zone sportive (piscine, tennis, terrain de foot) et touristique (terrain de camping). Elle entreprend depuis 1999 d’aménager certains chemins avec des équipements d’accueil tels parcours santé, panneaux d’informations etc...

Mais le tissu rural nécessaire à la pérennité de ce territoire (conçu comme équilibre dynamique) disparaît progressivement sans qu’une alternative soit mise à sa place.

De nombreuses friches remplacent la plupart des anciennes exploitations (40 exploitations dans les années 50) sur un sol pourtant classé de première qualité (sol profond - complexe argilo-humique d’alluvions du Rhône).

Aujourd’hui, (pour rappel : le texte date de l’année 2000) 10 exploitations subsistent encore, avec des activités diverses : production fruitière, maraîchère et céréalière. Des jardins familiaux individuels sont également entretenus ça et là.

L’association « Vivre la Plaine de l’Abbaye » a été créée le 16/12/99 afin de :

- proposer et participer à la mise en oeuvre de la gestion de la Plaine de l’Abbaye, avec le souci de créer des modèles de gestion qui soient reproductibles ;

- favoriser la mise en valeur du site classé comme lieu de vie, de travail ou de loisir et détente ;

- protéger les équilibres biologiques en liaison avec le Rhône et promouvoir la connaissance du patrimoine rural.

Après avoir effectué un bilan global du territoire, de ses potentialités et de ses enjeux, l’association souhaite que les exploitations agricoles obtiennent le soutien de CTE, pour aider à la réalisation des objectifs découlant des enjeux énumérés.

Quatre exploitants sont déjà engagés dans cette démarche ; l’ensemble des exploitations est susceptible d’être intéressé (10 exploitations), ainsi que les futures installations qui seraient justement encouragées par la création de CTE.

3 - Les objectifs

Objectifs environnementaux :

- garantir la qualité de l’eau ;

- assurer une bonne gestion des écoulements et une prévention des inondations catastrophiques ;

- préserver et gérer les habitats naturels, la diversité de la faune et de la flore, et notamment les espèces protégées existantes sur le site ;

- prévenir les effets des tempêtes et des épisodes de fort Mistral ;

- gérer les paysages du site classé.

Objectifs territoriaux :

- offrir au public un accueil de qualité ; créer le cadre pratique d’une relation gestionnaire et citoyenne entre le public et la plaine.

Objectifs économiques et porteurs de création d’emplois :

- diversifier les activités agricoles par la prise en compte des potentialités liées à l’accueil et au tourisme, ainsi qu’à la fonction environnementale du site.

4 - Mesures proposées

Les mesures proposées pour parvenir à ces objectifs devraient être au moins de trois types.

Au titre environnemental :

- gestion et recréation d’un maillage adapté de haies, bosquets et fossés.

Au titre de l’aménagement du territoire :

- participation au réseau d’accueil du public (aménagement d’aires d’accueils, « propriétés privées ouvertes au public », entretien d’itinéraires, animations pédagogiques ou culturelles en harmonie avec le site...).

A titre économique et créateur d’emplois :

- diversification dans le domaine du tourisme (gîtes...), de l’accueil ou de la vente directe (y compris éventuellement à des collectivités), et/ou mesures favorisant l’installation de nouveaux exploitants.

5 - Programme d’accompagnement collectif

Ce programme comprend la poursuite de la concertation avec les habitants de la plaine, ses usagers et ses exploitants, sous la forme de rassemblements parfois festifs et de réunions sectorielles.

Des réunions seront également programmées avec les partenaires institutionnels (en plus de la DDAF) :

- municipalité (contacts déjà pris), DIREN au titre du site classé, Chambre d’agriculture, CNR, gestionnaire des équipements du Rhône - ainsi qu’avec des associations locales et régionales de protection de la nature et des sites et avec l’université d’Avignon (DESS Tourisme, culture et développement local) qui suit déjà le projet à titre pédagogique.

L’exemple du projet pilote de « nouvelle gestion de la fréquentation » du massif de la Montagnette (Bouches du Rhône), projet notamment soutenu par la DDAF13 et le SGAR sera utilisé pour les mesures à prendre concernant l’accueil.

Un délai de 6 mois devrait permettre d’assurer les consultations et concertations nécessaires, et d’entreprendre les études nécessaires à l’élaboration d’un cadre pour les CTE :

- une étude du réseau de haies et bosquets nécessaire et souhaitable au regard des considérations économiques, écologiques et paysagères ;

- une étude du réseau d’accueil du public le plus adapté à la fréquentation et au site ;

- une étude des possibilités de diversifications et de création d’emplois.

6 - Financement des études et des actions de concertations

L’ensemble des études et actions de concertation est évalué à 40 000 F HT.

Les frais de personnels estimés à 20 000 F HT sont entièrement et gratuitement assurés par l’association.

Les autres frais (fournitures, déplacements, sous-traitance) représentent un montant de 20 000 F HT qui est sollicité.

7- Programme d’accompagnement individuel

Chaque exploitant pourra être aidé par l’association pour réaliser le diagnostic, choisir les mesures les plus adaptées et monter son projet. Des conventions seront passés avec la chambre d’Agriculture ou l’ADASEA pour répondre aux besoins techniques et administratifs.

Le suivi des contrats pourra être assuré pour partie par l’association.

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